
Nouvelles exigences du monde du travail
Nous constatons que le sens de la vie professionnelle se modifie. En effet, l'identification personnelle avec son travail, mais aussi avec l'entreprise, n'est plus si forte. Dans le passé, nous apprenions un métier pour la vie et nous restions «fidèles» à notre entreprise pendant de nombreuses années.
Aujourd'hui, les spécialistes mettent en évidence l’importance de la formation initiale comme base de l'intégration sur le marché de l’emploi et la non moins importance d’acquérir constamment de nouvelles connaissances professionnelles par la formation continue et les perfectionnements professionnels. Il s’agit en d’autres termes d’envisager son avenir professionnel dans un esprit entrepreneurial à vie! En effet, le marché du travail est dur, les carrières professionnelles sont de plus en plus empreintes de changements et les phases de chômage deviennent courantes dans le parcours de vie des individus de notre société postmoderne. Les entreprises ne garantissent plus des places de travail à vie; elles exigent de leurs collaborateurs mobilité, flexibilité, amélioration constante des compétences et capacité à s’adapter ou à se réorienter constamment.
«Mauvaise donne» pour le parent seul
L’évolution du marché de l’emploi et de ses exigences désavantage très souvent le parent seul: interruptions de carrière dues à des arrêts pour raisons familiales, expérience professionnelle moindre, nombre limité de formations continues et donc peu de mises à jour des connaissances professionnelles. Ainsi, le parent seul risque, en raison de sa situation, de ne pas satisfaire aux besoins du monde économique de mobilité, de flexibilité et de constante réorientation professionnelle. Sur le marché du travail, le parent seul n’a par conséquent pas les bonnes cartes en main.
De plus, les compétences développées dans le cadre des activités extraprofessionnelles ou bénévoles sont encore rarement prises en compte par les chefs du personnel dans la sélection de profils et l’attribution de postes. La femme élevant seule ses enfants est également souvent considérée comme une «personne à risques» par les employeurs qui craignent des absences fréquentes pour cause, entre autres, de maladies des enfants. Enfin, le marché de l’emploi offre actuellement trop peu de postes de travail qualifiés à temps partiels et cela représente une difficulté supplémentaire lors de la recherche d’un emploi. En effet, occuper des postes qualifiés à temps partiel permettrait aux femmes seules de subvenir aux besoins de leur famille avec un investissement de temps moindre.
Peu de place pour ses propres souhaits
La situation économique et sociale ne laisse que peu ou pas de place aux souhaits et rêves professionnels et personnels de la mère seule. La priorité pour cette dernière est de gagner un salaire et d’assurer les besoins de la famille. La plupart du temps, tout le reste passe après cette première nécessité.